Suggestion de présentation
Ce que vous aurez réellement dans votre assiette
Ce que vous aurez réellement dans votre assiette
6/03/11
Nous n’avons encore jamais testé de produit de la marque Sojasun. Cependant, Sojasun appartient au groupe Triballat Noyal dont nous avons déjà parlé à l’occasion d’un post sur des flans caramel de la marque Vrai, qui appartient au même groupe.
Sojasun offre une gamme de produits (desserts, laits, plats préparés) à base de soja issu d’une filière non OGM. Mais attention ! Ces produits ne sont pas biologiques, seulement végétariens et basés sur les protéines issues soja. Pour trouver du biologique, il faut se tourner vers la marque Vrai du même groupe.
Notre test porte sur un produit récemment apparu au rayon frais : il s’agit d’un burger végétal, autrement dit un sandwich garni d’une préparation (« steak ») au soja et d’une sauce. Ce burger existe au curry et à la tomate. Il est conçu comme « un snack sain » et souhaite allier un concept de nourriture toute prête, ultra rapide à préparer (50s au micro-onde !), conforme aux goûts des consommateurs actuels (le burger du fast-food) mais avec un côté « sain » largement mis en avant sur le packaging, notamment au dos, (que nous avons pris en photo).
Vous avez dit sain ? La longueur de la liste des ingrédients laisse songeur : sain n’est pas simple chez Sojasun. Si on détaille toute la liste, elle comprend 76 entrées, et si on enlève les doublons, on trouve une quarantaine d’ingrédients différents… Dont des anti oxydants pour la plupart sans danger (après vérification dans un dictionnaire des additifs alimentaires), le moins recommandable étant l’alphatocophérol, ainsi que des émulsifiants et anti oxygène…
Côté données nutritionnelles, ce burger contient autant de calories qu’un Mac Chicken, avec cependant plus de glucides, moins de lipides, beaucoup moins de sel et plus de fibres. A noter que le burger tomate/basilic est plus calorique que son acolyte curry.
Sur le visuel situé au dos de l’emballage, très pédagogique, le burger est gonflé à bloc : le pain est légèrement fariné, bien dodu et ressemble à un vrai petit pain du boulanger ; le steak de soja n’effrayera pas les adeptes de viande tellement il ressemble à un steak au boeuf, une belle sauce orangée pointe opportunément sans dégouliner.
Après 50 secondes au micro-onde, le « POP » promis est bien au rendez-vous. Tiens ! Où est passée la farine ? Volatilisée par le pop peut-être… Le pain ressemble beaucoup à celui d’un classique burger, sans le sésame. Le steak est plus fidèle à la promesse. La sauce tandoori bavouille un peu, la sauce aux fines herbes est devenue si « subtile » qu’elle a été totalement absorbée par le pain.
L’ensemble est tout raplapla, malgré un emballage renforcé assez protecteur.
Cela me rappelle un bun’s MacCain testé l’été dernier…
20/02/11
La nutraceutique, vous connaissez ? Un terme barbare fabriqué à partir des mots « nutrition » et « pharmaceutique » développé au Japon notamment par la firme Otsuka Pharmaceutical qui a acheté la marque française Soy en février 2009.
Il y a quelques années en France, on a beaucoup parlé des « alicaments » lancés sur le marché par le groupe Danone par exemple et dont les allégations santé, comme celles de son produit vedette Actimel mis sur le marché en 1994, ont été définitivement jetées aux orties par l’Agence Européenne de Sécurité des aliments en avril 2010. Sans compter la déconfiture du yaourt Essensis, sensé apporter par l’intérieur une beauté visible à l’extérieur.
La marque Soy, développée par le groupe français Nutrition et Santé (qui commercialise également les produits Gerblé, Gerlinéa, Milical, Isostar ou Céréal) est donc passée dans le giron d’un géant nippon de la pharmacie et s’inscrit désormais dans son concept « Soylution »…comme soya + solution.
Après les déboires des alicaments en France, Soy ne s’aventure pas sur le terrain glissant des allégations santé et reste très prudente dans sa communication : elle ne prône pas le végétarisme total et ne considère pas le soja comme un aliment miracle.
Elle propose une gamme de spécialités tournées vers les protéines du monde végétal (tofu, seitan et céréales), biologiques et sans OGM, en les cuisinant afin de les rendre plus séduisantes aux papilles de consommateurs lambda pas forcément végétariens.
Nous avons testé un Croc Tofu à la tomate, sorte de galette cylindrique fabriquée à partir de tofu frais, de légumes et d’aromates, sans cholestérol et longue conservation. L’image du packaging montre un produit visiblement précuit car doré, on y voit clairement les morceaux de tofu blanc, le reste étant assez indéfinissable. Un visuel de tomate tranchée et de feuille de basilic frais vient nous rappeler qu’il s’agit de la recette à la tomate.
Après passage à la poêle pendant quelques minutes comme indiqué sur l’emballage, nous découpons pour découvrir l’intérieur…
13/02/11
L’année 2011 est, d’après l’astrologie chinoise, placée sous le signe du lapin.
Voyons : un lapin … une marque alimentaire … c’est Cassegrain bien sûr ! Depuis 1970, le lapin blanc est l’emblème de cette marque de légumes en conserves née beaucoup plus tôt, en 1856, à Nantes. Le lapin, c’est le « garant du potager », le museau frétillant et sautillant partout, intraitable sur la fraîcheur du petit pois, le croquant des carottes ou de la feuille de salade.
A partir de 1987, changement de cap, maître Lapinou sort ses pattes de la boue et prend du galon : il porte des lunettes noires, tantôt Ray Ban, tantôt écailles, cuisinier ou bien chorégraphe, il vante l’excellence des conserves haut de gamme depuis maintenant 41 ans et toujours au poil !
Les légumes Cassegrain, traités par appertisation, sont immédiatement reconnaissables en rayon grâce à leur packaging : une boîte de conserve de petit format et de forme parallélépipédique, des visuels retravaillés en 2004 pour les rendre encore plus quali, des recettes originales conçues pour se démarquer (accords sucrés salés, légumes prestiges, concassés…).
La ratatouille cuisinée à la provençale prend place dans la gamme « légumes du soleil ». Elle se réclame « ratatouille d’exception », joli oxymore quand on sait qu’au sens premier du terme, une ratatouille est un ragoût grossier. La ratatouille est aussi, dans son deuxième sens, une préparation culinaire qui n’est pas aussi simple qu’il paraît. La clé de la réussite est dans les temps de cuisson qui diffèrent selon les légumes. Cassegrain explique les avoir respectés.
Sur le visuel de cette ratatouille hors du commun, nous voyons des aubergines et des courgettes avec leur peau, des morceaux de poivrons (la tomate doit être logiquement réduite en purée, mais on ne la voit pas) et d’oignons et LE brin de thym. Le tout bien brillant, sans doute grâce à l’huile d’olive vierge extra largement mise en avant.
A l’ouverture, évidemment, c’est le choc. Mais un examen attentif s’impose. L’aubergine et la courgette ont bien leur peau (beaucoup moins verte que sur la photo pour la courgette, faut pas rêver) et apparaissent sous forme de gros dés, signe qu’elles se sont pas trop cuites. Même chose pour le poivron et l’oignon. En revanche, comme on pouvait s’y attendre, la tomate est en purée et le petit brin de thym a éclaté.
Globalement, déception au niveau visuel (où sont les beaux légumes qu’on croirait en lévitation au dessus de la sauce ?) mais promesses tenues en ce qui concerne les qualités intrinsèques. Lapinou a eu très chaud…
12/02/11
Nous avons déjà parlé de la marque distributeur Carrefour dans une chronique précédente consacrée à une salade de museau de porc.
Notre test porte cette fois sur un dessert de la même marque : la crème aux oeufs.
La crème aux oeufs, c’est l’un des desserts de base de notre gastronomie de ménage. Nombreux sont ceux qui se souviennent avec nostalgie de la crème « de ma grand-mère Antoinette », « de ma Tata Léontine », « de ma mamie Noémie »…
Aujourd’hui, toutes les enseignes de moyenne et grande distribution la proposent, ainsi que les grandes marques d’entremets frais. Elle est d’un coût assez modeste, généralement présentée en barquettes aluminium de 100g.
La crème testée, comme la plupart de ses concurrentes d’ailleurs, présente l’avantage d’avoir une liste d’ingrédients réduite si on la compare à l’univers des spécialités laitières : lait, crème, oeufs sous différentes formes, sucre, arôme (éventuellement amidon de pomme de terre chez d’autres marques que Carrefour).
Une mention sur l’emballage précise « cuite et dorée au four » et le visuel montre une surface irrégulièrement brunie formant une sorte de peau. La cuillère est généreusement remplie d’une préparation brillante de très bonne tenue, à la couleur tendre et appétissante.
A l’ouverture, la crème est nettement moins colorée, sans peau, la texture est plus grumeleuse que crémeuse. La couleur ainsi que l’aspect brillant sont fidèles.
A noter qu’une crème aux oeufs des chaumières n’est pas nécessairement dorée (contrairement à une crème brûlée), l’important étant une cuisson parfaitement homogène et équilibrée à coeur. La promesse « dorée » était donc superflue, d’autant plus que c’est celle qui provoque la plus grosse déconvenue à l’ouverture du pot…
15/09/10
Etrange : Saupiquet est restée célèbre pour son « Couscous ! Cous- cous ! » chanté par Richard Gotainer dans un décor de harem, alors que ce produit n’est pas son métier d’origine et qu’aujourd’hui la marque ne le fabrique plus…
Etrange toujours, « saupiquet » est la contraction des deux mots « sauce » et « piquante » et désigne, d’après le dictionnaire de l’Académie Française, une sauce piquante de ragoût qui excite l’appétit…
Le Saupiquet qui nous intéresse est le nom de famille d’un certain Arsène, originaire du Cantal, qui créa en 1891 à Nantes la société Arsène Saupiquet spécialisée dans la conserve de poissons. En 1936, la marque invente la première recette de poisson accommodé en conserve : le thon à la catalane.
Aujourd’hui, Saupiquet fait partie du portefeuille de marques de la société italienne Bolton Group, leader européen du thon en boîte mais qui détient aussi UHU, WC Net, Carolin…
En terme d’emballage, Saupiquet est l’inventeur du système « Isy-Pil », particulièrement efficace aux dires de notre goûteur maison.
Nous avons testé la gamme des Saladières, plus particulièrement la recette Pasta. A noter que cette boîte est probablement collector : elle a été fabriquée dans l’usine de Saint Avé qui a fermé en juin dernier, entraînant 84 licenciements sur 85 salariés. La conserve de poisson est un secteur en plein naufrage, entre surpêche et attaques de pirates en 2009…dont les thoniers Saupiquet se sont sortis sans dommages grâce à la présence de militaires français à bord.
Le thon est rosé et bien en forme, entouré d’une farandole de pâtes tortis et de légumes multicolores.
Après avoir ouvert avec décontraction et sans éclaboussures la boîte, nous découvrons…des pâtes, des légumes et tout au fond, bien cachée, une galette de micro miettes de thon agglomérées !
7/09/10
Belle France ? Vous avez dit Belle France ? Une marque probablement inconnue de la plupart d’entre vous, à moins d’être tombé un jour en panne d’un petit pot de crème ou d’avoir oublié d’acheter une bouteille de vin pour la fête des voisins. Peut-être avez-vous alors couru jusqu’à la supérette la plus proche.
Belle France est l’une des marques du groupe Francap Distribution qui détient les sympathiques enseignes de proximité décorées d’une coccinelle : Coccinelle et CocciMarket. Cette marque regroupe 1 200 références dont l’ambition est d’offrir aux consommateurs le meilleur rapport qualité-prix. Elle se fond dans le décor, selon ses propres termes : « La forme et les couleurs des emballages sont conçues en référence aux codes du marché. » Effectivement, rien de bien détonnant dans le paysage des gâteaux apéritifs, les produits sont aisément identifiables.
Quant aux visuels, « leurs illustrations originales soulignent et valorisent l’identité des produits » d’après les mots de la marque. Bon, le terme « originales » nous paraît un tantinet exagéré. « Classique » nous semble nettement plus approprié mais il a le mérite de nous préserver des habituels « nouvelle recette », ou « encore plus croustillants !!! » dont nous gratifient régulièrement les leaders du marché.
Sur l’emballage, les crackers ne ressemblent pas vraiment à des pizzas qui, faut-il le rappeler, sont à l’origine des sortes de galettes extra plates en pâte à pain. Bien sûr, s’agissant de biscuits plutôt secs, on ne s’attend pas à ce qu’ils soient nappés d’une sauce et parsemés d’ingrédients mirobolants, mais tout de même, ils ressemblent ici à des petits sablés bombés, parsemés de bulles de fromage orangé et de miettes d’herbes aromatiques. Difficile de saliver devant un tel visuel.
Mais oh surprise ! A l’ouverture, le cracker est fidèle à sa promesse ! A jouer ainsi franc jeu avec nous, nous sommes enclins à pardonner ce manque de sex-appeal…
5/09/10
Les personnages de jeunes filles au pot de lait ont la côte dans l’univers des marques agro-alimentaires : d’un côté Perette et son pot de lait, héroïne de La Fontaine modernisée par Bridélice, et de l’autre l’intemporelle laitière de Vermeer, support de communication de la marque La Laitière depuis plus de trente ans. Cette marque fait partie du catalogue du géant Nestlé depuis…1870 environ.
Ressuscitée en 1973, La Laitière s’abrite alors sous la marque Chambourcy qui laissera la place à Nestlé en 1996. Après avoir un temps utilisé l’image d’une jeune paysanne en sabots, c’est finalement le tableau du maître flamand, qui lui va comme un gant, qui assure la renommée de la marque, décliné en visuels et animé en spots télévisés. Aujourd’hui il suggère toujours la tradition (le pot de verre), la gourmandise (le lait entier) et la qualité sans avoir pris une ride !
La bucolique demoiselle tiendra-t-elle ses promesses ?
Suggestion de présentation a choisi d’observer à la loupe un riz au lait saveur vanille. La jeune servante veille dans son coin, versant son lait sans faillir. En dessous, une jatte probablement en terre cuite, une cuillère pleine de riz au lait couleur crème, surmontée d’une fleur de vanille qui, soit dit en passant, ne ressemble guère à une véritable fleur de vanille…
Toutes les informations sont traduites en néerlandais. Amusante et délicate attention, lorsqu’on sait que Vermeer et sa laitière étaient justement hollandais !
A l’ouverture, le riz est plus blanc que ne le laisse supposer l’image. La texture est très gélatineuse et les grains de riz ne sont pas aussi présents que l’on pourrait s’y attendre. Le riz au lait ne semble pas la spécialité de cette jeune personne.
4/09/10
Dans la chanson traditionnelle de marins « Il était un petit navire » un jeune matelot est tiré au sort à la courte paille pour être mangé par un équipage naufragé devenu cannibale pour survivre. Les autres matelots délibèrent sur la sauce avec laquelle le manger ou la manière de le préparer. Le jeune matelot est sauvé par un miracle après avoir adressé une prière à la Vierge.
Petit Navire, marque française, née à Douarnenez en 1932, fut pionnière dans la technique de conservation du poisson. Son créateur Paul-Edouard Paulet était un patron paternaliste qui, dès 1938, redistribua à ses salariés les bénéfices de son entreprise sous forme de participation. Il mourut hélas en 1942 : combattant des forces françaises libres, embarqué sur un cargo avec 7 000 autres prisonniers, le gros navire fut torpillé en Méditerranée par la Royal Navy.
C’est sa femme Marguerite qui dessina en 1937 à l’aquarelle le logo de la marque, stylisé et redessiné depuis.
Petit Navire, après un détour chez Heinz puis une société financière de la banque Lehman Brothers, vient tout juste d’être rachetée par un groupe thaïlandais tout en se séparant d’environ 16 % de ses salariés dans l’usine de Douarnenez. Paul-Edouard Paulet n’aurait sans doute guère apprécié…
Suggestion de présentation a choisi la sauce norvégienne pour sa salade de thon Petit Navire. Le visuel met fidèlement en avant les trois ingrédients principaux de cette salade : pommes de terre, thon, pomme rouge émincée. Le tout nappé d’une sauce blanche avec probablement de l’aneth et des grains marron foncés difficiles à identifier précisément.
Un petit coup d’œil à la liste des ingrédients répond à notre interrogation : moutarde à l’ancienne avec grains. Bien. Nous apprenons par la même occasion que les pommes sont en fait déshydratées, ce qui ne laisse rien augurer de bon à l’ouverture.
Ouvrons donc ! Oups : l’aspect uniforme de la préparation a de quoi décontenancer par rapport à la promesse. Un vrai galimatias ! La sauce est on ne peut plus présente. Pour les pommes rouges, nous nous étions déjà résignés mais les brins d’aneth se sont sabordés et les graines de moutardes sont nettement moins nombreuses à surnager. Pas de miracle pour cette salade.
30/08/10
« Pour susciter la gourmandise, rien de tel que de séduire l’œil ». Ce n’est pas de nous, mais voilà qui colle fichtrement bien à ce que Suggestion de présentation s’efforce de démontrer.
Cette citation nous vient de Louis Lefèvre-Utile, successeur, à la tête de l’entreprise familiale, de Monsieur Lefèvre et de Mademoiselle Utile et créateur du véritable Petit Beurre à 56 dents.
Vers 1900, ce monsieur avait donc compris le pouvoir encore insoupçonné de la communication par l’image grâce à l’emballage des produits.
La marque LU est ainsi la première à apposer sur ses emballages des photographies en couleurs du produit afin d’éveiller davantage la gourmandise du chaland par une représentation qui se voulait plus réaliste…
Démonstration.
Abandonnant toute méfiance et tout esprit critique, Suggestion de présentation s’est innocemment laissé séduire par un emballage de Craquinette Framboise de LU, d’autant plus alléchant qu’il nous promettait une « nouvelle recette ! », « un cœur aux fruits fondant », « sans colorant, sans conservateur », « riche en céréales ». Stop, grâce, pitié !
C’est vrai que la photo est appétissante : une couleur dorée, de la confiture bien visible au milieu, les fameux épis de blé pour la caution « nature » et des framboises veloutées gigantesques. Ca y est, notre œil est définitivement séduit et captivé.
Et maintenant, ta-dam, on ouvre le paquet…arghhhhhh !!
29/08/10
Un imprimé vichy en général rouge et blanc, délicieusement rétro, ça vous dit quoi ? Mais si : des étiquettes et packaging blancs tous simples avec une écriture en pleins et déliés ?? Des publicités qu’on croirait conçues pour les magazines de décoration de maisons de campagnes ? Non ? Toujours pas ?
Mais c’est Bonne Maman bien sûr ! La mamie gâteaux-confitures qu’on aurait tous aimée avoir étant petits. Bonne Maman, c’est LA marque emblème qui réussit à créer une ambiance particulière remplie d’odeurs et d’images. Elle appartient au groupe Andros, au même titre que Mamie Nova (encore une vieille !), Pierrot Gourmand ou Saint-Michel.
Une marque discrète, secrète même, familiale, implantée dans le Lot, un pays de prunes grâce auxquelles tout a commencé puisqu’Andros a démarré en transformant en confiture des excédents de récolte invendus.
Aujourd’hui, Bonne Maman s’est diversifié dans les biscuits (vichy bleu ou rouge) et les desserts ultra frais (vichy violet ou rouge). Les recettes se veulent classiques, sans ingrédients superflus et avec des matières fraîches. Les emballages fournissent même parfois la recette pour reproduire soi-même le dessert à la maison, comme pour les œufs au lait par exemple. Mais attention, il ne s’agit que de haut de gamme, le haut du panier, la crème de la crème destiné à l’élite des becs sucrés.
Nous avons testé les tartelettes chocolat caramel. Vous ne serez guère surpris d’apprendre que l’emballage ne stipule pas la mention « suggestion de présentation ». Bonne Maman sait ce qu’il vend…
Pas franchement de fioritures sur le visuel : une tartelette entamée, une bavouille de caramel fondant, des pépites de chocolat au lait et des petits caramels en goguette. Ah si ! En dessous, un aperçu des ingrédients : « du sucre de canne, du beurre frais, du chocolat au lait.. » et trois points de suspension qui laissent augurer une suite affriolante.
Dans la réalité, si ce n’est que les véritables tartelettes paraissent diablement petites, elles sont fidèles à la promesse. Bonne Maman : la force tranquille.